mon précieux

Pour rejoindre Murghab, deuxième bourgade de l’immense massif du Pamir, il faut pas moins de 20 heures de voiture depuis Osh au Kirghizstan ou depuis Dushanbe, la capitale tadjike. Les routes sont aussi abîmées que les flancs des montages qui se prêtent à l’aridité depuis la nuit des temps. Murghab est probablement l’une des villes les plus isolées au monde, mais les sommets qui l’entourent – encore plus désertés – abritent encore quelques nomades kirghizes. Ces cols infranchissables et ces terres glaciales sont le terrain de leur hospitalité. Pour les rencontrer l’été, il faut partir à cheval à travers les vallées qui se succèdent à l’infini.
Les Kirghizes ne sont nomades que pendant quelques mois mais emportent avec eux chèvres, yaks, yourtes, meubles, couvertures, téléphones, radios et théières. Chaque objet a une fonction. On est trop loin de tout pour le superflu. Et pourtant.
Et pourtant, même sur le toit du monde, il y a des objets précieux. Ceux qui font la vie plus jolie, ceux qui la rendent plus facile ou ceux qui la font sourire.
J’ai pris cette série de photographies dans la région de Murghab, entre Ak Tal et Tchat, auprès de familles de bergers kirghizes, installées pour l’été dans les pâturages les plus hauts du monde. Je leur ai demandé, à chacun, de poser avec leur objet le plus précieux.

Cette série est lauréate des Rencontres photographiques du 10e arrondissement de Paris.
Elle sera exposée du 15 octobre au 28 novembre 2015 à la Mairie du 10e arrondissement.

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